Hommage à Frédéric BARZILAY

Frédéric Barzilay, photographe (1917-2015)

Par son épouse, nous avons appris, avec une profonde tristesse, le décès du photographe Frédéric Barzilay survenu le 30 octobre 2015.

Né à Salonique en 1917, il arrive en France en 1927 et réalise ses premiers travaux photographiques en 1936. Après avoir été l’assistant d’Harry Meerson, il entame une carrière de fonctionnaire international pour l’UNESCO (1953-1977). Sa première exposition a lieu à la Société française de Photographie, en 1960.

Son œuvre est surtout connue pour ses nus et ses publications :

  • Les corps illuminés, texte de Pieyre de Mandiargues, photographies de Frédéric Barzilay, Paris, Mercure de France, 1965.
  • Tendre Parcours, texte de Julio Cortazar, photographies de Frédéric Barzilay, Paris, Daniel et Cie, 1977.

En 2005, le musée Carnavalet organise une exposition « Trois photographes humanistes : Frédéric Barzilay, Lucien Hervé, Willy Ronis ». Cette même année,  il confie à l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine à Caen) une partie de son fonds (négatifs et une sélection de tirages et de correspondances). Cette dernière organise une rétrospective de son œuvre ainsi qu’une publication d’un ouvrage.

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Courrier n°23, 26 décembre 2015 : “Favoriser la création et la diffusion des œuvres ainsi que leur conservation[1], qu’en est-il ?”

Chers amis et adhérents,

Bilan de l’année 2015

Rencontres d’Arles 2015 : Annonce de la création d’un Conseil national des professions de la photographie.

Pour la première fois, une ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement de Manuel Vals est venue à la rencontre des professionnels et du public lors de l’ouverture des Rencontres d’Arles, le 6 juillet 2015, pour exposer sa politique en faveur de la photographie, mais ces derniers n’ont pu poser aucune question.

La Ministre déclare, entre autres :

L’autre grand objectif de la politique publique, c’est de favoriser la création et la diffusion des œuvres ainsi que leur conservation. Le ministère de la Culture et de la Communication et ses établissements doivent mieux se coordonner, non sur l’ensemble de leurs actions, mais sur des points précis dont je ne citerai que quelques exemples :

 – l’organisation des politiques de sauvegarde et d’enrichissement.

 – les préconisations en matière de conservation, d’archivage, de structuration des traitements documentaires, d’usages des métadonnées.

 Ce travail doit être mené au sein du ministère, en y associant, avec leur accord, d’autres institutions publiques et privées qui trouveraient un intérêt à contribuer et à partager ces travaux. 

 C’est pour cela que, dans la poursuite des réflexions que nous avons engagées, je souhaite créer une instance de dialogue et de consultation qui me permette d’échanger avec vous (…). Ce conseil national des professions de la photographie pourra s’emparer de sujets qui me tiennent à cœur et qui me préoccupent.

Après le Conseil supérieur de la Photographie mis en place pour une seule séance par le ministre Donnedieu de Vabres, en 2006,

après plus d’une dizaine de réunions rassemblant près de 60 personnes qualifiées, fin du deuxième trimestre 2010, à l’initiative de Frédéric Mitterrand,

après la réunion du 7 février 2011[2],

après le rapport sur « l’organisation actuelle sur la politique en faveur de la photographie au sein du Ministère de la Culture et de la Communication[3] », en juin 2014 – rapport jamais communiqué au public -,

après l’étude commandée au cabinet Ithaque par le département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture et de la Communication sur le métier de photographe,

les problèmes sont largement repérés, des solutions avancées…

Une nouvelle commission, comme il est trop souvent d’usage de mettre en place en France pour feindre de résoudre un problème, est-elle nécessaire[4] ? Quand verrons-nous la mise en œuvre effective d’une réelle politique ?

 

Paroles, paroles…

  • uUn nouvelle fois, l’APFP a dû rappeler au ministère ses obligations : convoquer la réunion annuelle du comité des donateurs et ayants droit de l’ex Patrimoine photographique. Ce qui n’a pas été fait. C’est pourtant l’unique réunion où les représentants des donations échangent avec les responsables des institutions (Agence photographique de la RMN, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine et Jeu de Paume) en charge de la conservation et de la diffusion des fonds photographiques.
  • Le déménagement des collections de l’ex Patrimoine photographique sur le site de Charenton-le-Pont (comme stipulé dans les actes de donations) était programmé initialement pour décembre 2011[5], puis fin 2012. Ils ne sont toujours pas réceptionnés en raison d’un problème de température trop élevée par rapport au cahier des charges initial[6].
  • L’intérêt du ministère pour le patrimoine photographique ne va pas jusqu’à lui rendre une salle d’exposition permanente ; salle dont il disposait jusqu’en décembre 2009[7].

 

… mais

  • Le nouveau directeur de la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (MAP), Gilles Désiré dit Gosset, a enfin mis en place un véritable département de la Photographie, comme nous le demandions depuis plus de dix ans ! Mathilde Falguières, conservateur du Patrimoine, en a pris la responsabilité.
  • En collaboration avec la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Matthieu Rivallin), la maison Robert Doisneau à Gentilly (Michaël Houlette) a créé et présenté l’exposition « Marcel Bovis 6 X 6 », l’un des donateurs de l’ex Patrimoine photographique[8].
  • À la demande des exécuteurs testamentaires, le belvédère de Belleville a pris le nom de « Belvédère Willy Ronis[9]» (face au 24 de la rue Piat, Paris 20ème). Il a été inauguré par la Maire de Paris, le 16 septembre 2015.
  • Les Archives nationales (Sandrine Bula) et la Mission de la Photographie (Daniel Barroy et Isabelle-Cécile Le Mée) ont organisé deux Journées d’Etudes aux AN consacrées aux « Archives photographiques de presse », les 24 et 25 novembre 2015 (Voir programme sur le blog apfpphoto.com).

 

  • Dons, legs, … des ouvertures :

– Notre courrier d’avril 2015 « Que faire de son fonds photographique ? » (disponible sur le blog de l’APFP) a reçu un accueil très positif et plusieurs adhérents nous ont fait part de leurs interrogations et de leurs propositions. Elles seront soumises à la prochaine          assemblée générale de l’association.

– Le Bar Floréal, le plus ancien des collectifs de photographes qui allait fêter ses 30 ans  d’existence[10] a dû mettre fin à ses activités pour des raisons économiques. La Bibliothèque nationale de France et la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (MAP), conscientes de l’intérêt historique, se sont très rapidement mobilisées pour sauvegarder un fonds de tirages photographiques et des archives (publications et affiches). La MAP a  pris en charge toutes les archives économiques.

Le bureau de l’APFP vous présente ses vœux les plus lumineux pour l’année 2016.

[1] Discours de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, Arles, 6 juillet 2015.

[2] Voir courrier de l’ADIDAEPP n°15 du 20 mars 2011.

[3] Rapport n° 2014-13 réalisé par les inspecteurs généraux des affaires culturelles, Marie-Claude VITOUX et Bernard NOTARI.

[4] Depuis l’annonce, le ministère ne communique aucune information.

[5] Voir le communiqué de presse de l’ADIDAEPP, 7 juillet 2011.

[6] Voir Courrier de l’APFP n° 22 du 23 janvier 2015.

[7] Voir Courrier de l’ADIDAEPP n°11 du 10 mai 2009.

[8] Un catalogue aux éditions Tumuult (Berlin) accompagnait l’exposition.

[9] Willy RONIS compte parmi les donateurs de l’ex Patrimoine photographique.

[10] Une vingtaine de photographes a été associée à l’histoire du Bar Floréal.

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Communiqué de presse, Arles, 9 juillet 2015 : 11 ans de combat !

  • Les donations : un bilan

Après dix ans de demandes répétées et d’incessantes interventions de l’APFP ainsi que d’efforts du personnel de la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (MAPA), le processus de régularisation des donations a enfin abouti et les inventaires sont terminés (RENÉ-JACQUES, François KOLLAR, Daniel BOUDINET, Thérèse LE PRAT, Bruno RÉQUILLART, Denise COLOMB, Michael KENNA, Sam LÉVIN). Les donations Marcel BOVIS et Amélie GALUP sont confirmées en l’état. Comme prévu dans les actes de donations, reste à régler le déménagement des fonds sur le site de Charenton-le-Pont dont les travaux d’aménagement connaissent de nouveaux retards

  • La salle d’exposition permanente à Paris : un manque criant

La salle accueillant les expositions patrimoniales à l’Hôtel de Sully, fermée en janvier 2010, n’a pas été remplacée. L’APFP est une nouvelle fois intervenue lors du comité des donateurs du lundi 8 décembre 2014. Il ne suffit pas de dire que l’on cherche une salle pour la trouver. A ce jour, il n’y a plus de lieu permanent à Paris pour accueillir la photographie patrimoniale. Rappelons que la salle au Château de Tours qui a été présentée comme salle de substitution n’est pas aux normes muséales et ne peut accueillir que des tirages modernes. Pourtant la photographie attire toujours un large public. Parmi les 30 expositions parisiennes les plus visitées en 2014[1], cinq d’entre elles concernent des photographes dont les œuvres relèvent majoritairement de la photographie patrimoniale (Erwin Blumenfeld, Henri Cartier-Bresson, David Lynch/Joan Fontcuberta, Robert Mapplethorpe/Rodin et Garry Winogrand). Comment expliquer le manque d’intérêt récurrent du ministère de la Culture et de la Communication ?

  • Le rapport commandé le 2 février 2014 par la ministre de la Culture et de la Communication portant sur l’organisation actuelle de la politique en faveur de la photographie au sein de son ministère.

Ce rapport intéressait particulièrement les donateurs puisqu’il était stipulé dans la lettre de mission que « les hypothèses de réforme proposées devront en toute priorité : garantir la relation entre l’État, les donateurs et leurs ayants droit ». Ce rapport a été rendu en 2014. À ce jour et à notre connaissance, le ministère n’a procédé à aucune communication quant aux conclusions de cette étude

 

[1] http://abonnes.lemonde.fr/arts/article/2014/12/31/le-top-30-des-expos-les-plus-vues-en-2014-a-paris_4547907_1655012.html.

 

 

 

 

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Conférence de presse annuelle de l’APFP : Arles, 9 juillet 2015

ARLES, JEUDI 9 JUILLET 2015 à 10h30

Cour de l’Archevêché

– Entrée libre –

Héritière de l’expérience et des résultats obtenus par l’ADIDAEPP (Association de Défense des Intérêts des Donateurs et Ayants-droit de l’Ex Patrimoine Photographique), l’APFP (Association pour la Promotion des Fonds Photographiques) a pour but d’encourager la sauvegarde, la conservation, la diffusion, l’étude scientifique, la valorisation culturelle et, d’une façon générale, toute action de promotion en faveur des fonds photographiques.

Le jeudi 9 juillet 2015, l’APFP donnera une conférence de presse en présence de Françoise Denoyelle, historienne de la photographie – Présidente ; de Jean-Claude Lemagny (sous réserve), conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale de France – Membre du conseil d’administration ; de Bernard Perrine, photographe, journaliste et correspondant de l’Académie des Beaux-Arts – Secrétaire général ; et de Donatien Rousseau, photographe – Secrétaire général adjoint chargé des régions.

Après avoir évoqué les préoccupations des photographes ou de leur famille et le devenir du patrimoine photographique en France, les intervenants dresseront un bilan de la politique du ministère de la Culture et de la Communication et présenteront les actions à venir de l’APFP.

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Courrier n°22, 23 janvier 2015 : “Patrimoine photographique, une année 2014 sans avancée notoire”

Chers amis et adhérents,

L’APFP vous présente ses meilleurs vœux pour 2015.

Compte-rendu de la conférence de presse annuelle à Arles.

L’APFP a tenu sa conférence de presse le jeudi 10 juillet 2014, dans la Cour de L’Archevêché, lors des Rencontres de la Photographie, à Arles en présence de Françoise Denoyelle, historienne de la photographie – Présidente – ; de Jean-Claude Lemagny, conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale de France – Membre du conseil d’administration – ; de Bernard Perrine, photographe, journaliste et correspondant de l’Académie des Beaux-Arts – Secrétaire général – ; et de Donatien Rousseau, photographe – Secrétaire général adjoint chargé des régions -.

L’association a fait le bilan de son activité annuelle. Des journalistes, des adhérents et des festivaliers étaient présents, mais cette année aucun représentant du ministère de la Culture et de la Communication ne figurait parmi l’assemblée contrairement aux années précédentes.

Réunion du comité des donateurs de l’ex Patrimoine photographique

Suite à une relance de l’AFPF, le comité des donateurs de l’ex Patrimoine photographique s’est réuni à la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, le lundi 8 décembre 2014, en présence, entre autres, de Daniel Barroy, chef de la mission de la Photographie (ministère de la Culture et de la Communication) ; d’Isabelle Le Mée, responsable scientifique de la Mission de la Photographie ; de Jean-Daniel Pariset, ancien directeur de la médiathèque ; de son remplaçant, Gilles Désiré dit Gosset ; de Marta Gili, directrice du Jeu de Paume ; de Jean-Paul Bessières-Orsoni, directeur de l’agence photographique de la RMN ; d’Odile d’Harcourt, responsable du service commercial de l’agence photographique de la RMN et de Matthieu Rivallin, chargé d’études documentaires à la médiathèque. Côté donateurs, en plus de Bruno Réquillart, les représentants des fonds Marcel Bovis et Denise Colomb participaient à la réunion ainsi que Françoise Denoyelle pour l’APFP.

Parmi les points soulevés figuraient l’état d’avancement des inventaires, la succession Roger Parry toujours pas réglée, le bilan et la fréquentation des expositions patrimoniales – Jeu de Paume et Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine -, la diffusion commerciale, l’état d’avancement de la base AraGo actuellement financée jusqu’à la fin de l’année 2015, la non réunion de la commission des dons et legs officiellement par manque de propositions de donations à la Mission de la Photographie et la non réunion de la commission de conservation. Le transfert des fonds photographiques de l’ex Patrimoine photographique vers le site de Charenton-le-Pont est retardé. Aucune date précise n’a pu être communiquée en raison d’un problème de température trop élevée par rapport au cahier des charges initial.

Rapport commandé le 2 février 2014 par la ministre de la Culture et de la Communication portant sur l’organisation actuelle de la politique en faveur de la photographie au sein de son ministère.

Ce rapport intéressait particulièrement les donateurs puisqu’il était stipulé dans la lettre de mission que « les hypothèses de réforme proposées devront en toute priorité : garantir la relation entre l’État, les donateurs et leurs ayants droit ». Comme déjà indiqué lors de notre dernière lettre, la présidente de l’APFP avait été entendue par les deux rapporteurs. Ce rapport devait être rendu le 15 juin 2014. À ce jour et à notre connaissance, le ministère n’a procédé à aucune communication quant aux conclusions de cette étude.

Alerte sur le devenir du patrimoine photographique français.

Lors d’une Journée d’Étude au Jeu de Paume consacrée au photojournalisme, le 18 octobre 2014, le devenir des fonds de reporters photographes était au cœur des débats. Plusieurs solutions ont été évoquées. Pour René Burri, le fonds est parti en Suisse, à Lausanne. Une partie des archives et du fonds de John Morris se trouve désormais dans des universités américaines. Concernant Gilles Caron, les ayants droit ont constitué une fondation en Suisse. C’est aussi le projet de Patrick Chauvel qui a fondé une association de préfiguration. Beaucoup de photographes s’interrogent sur la conservation, la diffusion et l’étude de leur fonds. Rappelons que la solution de la création d’une fondation suisse répond à des critères essentiellement financiers, son coût est tout à fait abordable, mais ce choix repose sur des structures fragiles et n’assure en aucun cas la pérennité de l’œuvre.

Dans son prochain courrier, l’APFP fera le point sur les options qui s’offrent aux photographes quant au devenir de leur fonds.

Reste la question la plus critique, la disparition d’une salle d’exposition permanente pour la photographie patrimoniale à Paris. En 2014, alors que la capitale s’est affirmée une nouvelle fois comme l’un des premiers marchés mondiaux de la photographie avec les événements conjugués de Paris/Photo et du Mois de la Photo, nous attendons toujours la salle que le ministère de la Culture et de la Communication s’était engagé à mettre à disposition (Christine Albanel, Frédéric Mitterrand) pour remplacer celle de l’Hôtel de Sully fermée en janvier 2010.

Le succès de la Journée d’Étude du 3 avril 2014[1] consacrée aux politiques d’enrichissement patrimonial démontre que les structures et personnel publics existent ; seule une volonté manque.

Pour bien commencer l’année et pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, nous vous joignons un bulletin pour reconduire votre adhésion. C’est parce qu’elle est forte de plus de 300 adhérents que l’APFP peut poursuivre son action en faveur des fonds photographiques et maintenir son rôle d’interlocuteur incontournable auprès de l’État ou tout autre acteur public. Votre soutien est plus que jamais indispensable.

Pour le bureau de l’APFP :

Françoise Denoyelle, Véronique Figini.

 

 

 

PS : En 2014, l’AFPF a eu la grande tristesse de perdre deux de ses membres éminents, Dominique Darbois et Lucien Clergue, qui l’avaient rejointe et soutenue, dès la fondation de l’association dans sa version initiale en 2004. L’APFP, en la personne de Françoise Denoyelle, était présente lors des hommages qui leur ont été rendus et de nombreux membres de l’association ont rendu un dernier

[1] Voir http://www.ens-louis-lumiere.fr/formation/recherche/actualites/au-fil-de-leau/3-avril-2014-journee-detude-letat-et-le-patrimoine-photographique.html.

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Conférence de presse annuelle de l’APFP : Arles, 10 juillet 2014

Par le bureau de l’APFP

Cour de l’Archevêché

– Entrée libre –

Héritière de l’expérience et des résultats obtenus par l’ADIDAEPP (Association de Défense des Intérêts des Donateurs et Ayants-droit de l’Ex Patrimoine Photographique), l’APFP (Association pour la Promotion des Fonds Photographiques) a pour but d’encourager la sauvegarde, la conservation, la diffusion, l’étude scientifique, la valorisation culturelle et, d’une façon générale, toute action de promotion en faveur des fonds photographiques.

Le jeudi 10 juillet 2014, l’APFP donnera une conférence de presse en présence de Françoise Denoyelle, historienne de la photographie – Présidente – ; de Jean-Claude Lemagny, conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale de France – Membre du conseil d’administration – ; de Bernard Perrine, photographe, journaliste et correspondant de l’Académie des Beaux-Arts – Secrétaire général – ; et de Donatien Rousseau, photographe – Secrétaire général adjoint chargé des régions -.

Après avoir évoqué les préoccupations des photographes ou de leur famille et le devenir du patrimoine photographique en France, les intervenants dresseront un bilan de la politique du ministère de la Culture et de la Communication et présenteront les actions à venir de l’APFP.

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Courrier n°21, 31 janvier 2014 : “Patrimoine photographique, poursuivons nos efforts !”

Par le bureau de l’APFP

Chers amis et adhérents,

Rien de facile, autant de raisons de poursuivre :

Nous attendons toujours que la Ministre impulse une véritable politique à la mesure de la qualité du patrimoine photographique présent en France. Des détenteurs de fonds photographiques prestigieux sont demandeurs de solutions de conservation sur le territoire national et face à eux, l’État reste impassible et ne mesure pas la chance ainsi offerte.

La benne a déjà fait son office.

Nous avons appris qu’un quotidien local avait mis à la poubelle, sans aucune concertation avec le photographe,  la production (tirages et négatifs) d’un de ses collaborateurs historiques qui comptait plus de 6 000 publications. Il faut faire de la place !

À propos de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine

Après plusieurs demandes, le comité des donateurs s’est réuni le 17 septembre 2013 (Compte-rendu du 4 octobre 2013).

Points positifs

– Annonce de la création d’un département de la photographie dirigé par Evelyne Cohen.

– Les inventaires des donations sont terminés à l’exception de celui de René Jacques.

– La régularisation des actes de donation avance. Reste la donation de Roger Parry. Acceptée en 1993 (R. Parry est décédé en 1977 et son épouse en 2007), la succession sans héritier n’a toujours pas permis de régulariser la donation. Nous veillons au dossier.

– La donation de Bruno Réquillart est enfin régularisée et une exposition accompagnée d’un catalogue a eu lieu à Tours.

Points à suivre

En ce qui concerne le chantier, la livraison de deux  bâtiments rénovés à Charenton-le Pont permettra le retour des collections de l’ex Patrimoine photographique.

Le directeur de la médiathèque  « précise que tout ne sera pas nécessairement  transféré. Avec Daniel Barroy (chef de la Mission Photographie), il indique qu’il conviendra de s’adapter à la nature des fonds (notamment la présence de doublons), à leur situation en terme de numérisation, et surtout aux impératifs de meilleure conservation et de sécurisation. Françoise Denoyelle souhaite que l’on ne revienne pas sur une décision prise et mentionnée dans les contrats de donation » (Extrait du compte-rendu du comité des donateurs, du 4 octobre 2013).

À propos de l’actualité de l’APFP

1.       Lors des Rencontres internationales de la Photographie à Arles, le 4 juillet 2013, à 10h30, Françoise Denoyelle, Jean-Claude Lemagny, Bernard Perrine et Donatien Rousseau ont donné leur conférence de presse annuelle dans la Cour de l’Archevêché. Un public nombreux et fidèle était présent.

Lucien Clergue, adhérent de la première heure, nous a proposés de s’associer à nos démarches futures auprès des députés et sénateurs

2.       Un programme chargé a retardé notre demande à une sénatrice et à un député de poser une question au gouvernement sur sa politique concernant la photographie patrimoniale. Nous nous y employons dès maintenant.

Le point le plus critique

Reste la disparition d’une salle d’exposition pour la photographie patrimoniale à Paris.
Lors du comité des donateurs, cette question, récurrente depuis plusieurs années et portée par le ministre Frédéric Mitterrand, avait tout simplement disparu de l’ordre du jour. La fermeture d’une salle à l’hôtel de Sully et son non remplacement étant de fait actée pour le ministère.

Pour toute réponse au refus des donateurs et de leur association d’entériner ce recul par rapport aux promesses de l’équipe ministérielle précédente, Daniel Barroy répond :

« La recherche de salle se poursuit mais ce n’est pas chose aisée. En revanche, il précise que de nombreuses expositions ont été et sont produites, que d’autres circulent et que donc les œuvres de ces photographes font l’objet d’expositions régulières comme dernièrement Bruno Réquillart à Tours. » (Extrait du compte-rendu du 4 octobre 2013).

Rappelons que le château de Tours ne peut présenter aucun vintage car le lieu ne répond pas aux normes muséales et que Daniel Barroy ne nous a donnés aucune piste précise.

Depuis 10 ans, des avancées notoires ont été obtenues, mais, au plus haut niveau de l’État, persiste un manque de prise de conscience des potentiels culturels (entre autres sociaux, pédagogiques et artistiques) offerts par une politique patrimoniale nationale en faveur de la photographie, à l’instar de celle qui existe pour l’écrit. Que d’incompréhensions et d’indifférence récurrente. Que d’efforts restent encore à accomplir pour que des fonds exceptionnels ne rejoignent pas au mieux l’étranger, au pire la benne.

Pour bien commencer l’année, nous vous joignons un bulletin pour reconduire votre adhésion. C’est parce qu’elle est forte de plus de 300 adhérents que l’APFP peut poursuivre son action en faveur des fonds photographiques et maintenir son rôle d’interlocuteur incontournable auprès de l’État ou tout autre acteur public. Votre soutien est plus que jamais indispensable.

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Courrier n°20, 25 juin 2013 : “Patrimoine photographique, l’APFP ne désarme pas”

Par le bureau de l’APFP

Chers amis et adhérents,

Toujours autant d’indifférence !

Pourtant :

. Les structures publiques (archives, musées, bibliothèques, médiathèques) susceptibles de conserver des collections photographiques existent ;

. Un personnel qualifié est déjà en place ;

. Des services spécialisés aux compétences internationalement reconnues sont opérationnels

(ex : le Centre de Recherche sur la Conservation des Collections – CRCC -) ;

Mais nous attendons toujours que la Ministre impulse une véritable politique à la mesure de la qualité du patrimoine photographique présent en France. Des détenteurs de fonds photographiques prestigieux sont demandeurs de solutions de conservation sur le territoire national et face à eux, l’État reste immobile et ne mesure pas la chance ainsi offerte.

IL Y A URGENCE.

APRÈS HELMUT NEWTON, D’AUTRES FONDS PHOTOGRAPHIQUES SONT PRESSENTIS

POUR PARTIR À L’ÉTRANGER ET LE PHÉNOMÈNE VA S’ACCENTUER !

Trois manques majeurs :

  1. La capitale mondiale de la photographie,  Paris, n’a pas d’espace d’exposition permanent, dédié à la photographie patrimoniale.
  2. La Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, l’une des plus importantes collections de photographies avec la Bibliothèque nationale de France, n’a pas de département Photographie clairement identifié. Institution publique détentrice des fonds de la Mission héliographique de 1851 ; des fonds André Kertész, François Kollar, Willy Ronis, Nadar et de tant d’autres, elle ne compte aucun conservateur spécialisé en photographie.
  3. Alors qu’un outil de coordination ministériel (ex: la commission nationale de la Photographie ou Interphotothèque – Documentation française -) a démontré son efficacité par le passé, les institutions sont isolées et les conservateurs sont souvent démunis par manque de moyens face à des propositions d’une valeur historique ou artistique incontestable.

Alors que l’État n’a pas été capable d’accueillir le fonds Helmut Newton, à l’inverse de l’Allemagne, les collections publiques doivent se réjouir d’un don de quarante-cinq tirages originaux à la suite de l’exposition au Grand Palais en 2012 – don de la veuve de l’artiste et de la Fondation Newton de Berlin à la BnF (Le Monde, 21 juin 2013) -. Quant au fonds Gilles Caron, il fait l’objet d’une fondation suisse. En France, Lucien Clergue, président de l’Académie des Beaux-Arts, s’interroge toujours sur le devenir de sa collection et après plusieurs années de négociation, le cas du fonds Jean Dieuzaide n’est toujours pas réglé à Toulouse.

Au ministère de la Culture et de la Communication, depuis plusieurs années, que d’effets d’annonce et de discours sans suite…  Il est pourtant urgent de :

  1. prendre conscience de la chance de disposer d’un patrimoine photographique exceptionnel à l’heure où la diffusion des images est un enjeu culturel et social majeur.
  2. remédier aux trois manques énoncés ci-dessus.
  3. mettre en œuvre une véritable politique ministérielle en faveur du patrimoine photographique, équivalente à celle engagée dans les années 1980 par le Ministère de Jack Lang qui a permis de faire entrer dans les collections publiques les fonds de Jacques Henri-Lartigue, d’André Kertész, de Willy Ronis ou d’Harcourt. Depuis le milieu des années 1990, et ce malgré les tentatives de Frédéric Mitterrand, l’État ne cesse de se désengager a contrario du formidable engouement suscité par la photographie auprès des jeunes, du marché de l’art,… en lien constant avec le développement du numérique et des nouveaux médias.

À propos de l’actualité de l’APFP :

  1. Lors des Rencontres internationales de la Photographie à Arles, le 4 juillet 2013, à 10h30, Françoise Denoyelle, Jean-Claude Lemagny, Bernard Perrine et Donatien Rousseau donneront leur conférence de presse annuelle dans la Cour de l’Archevêché.
  2. À la rentrée, l’APFP demandera à une sénatrice et à un député de poser une question au gouvernement sur sa politique concernant la photographie patrimoniale.
  3. Après des demandes réitérées, au bout de plusieurs mois, le comité des donateurs de l’ex Patrimoine photographique, se réunira en septembre 2013, conformément aux engagements de la Direction des Patrimoines (décision du 15 juillet 2004).

Pour les quelques retardataires, nous vous joignons un bulletin pour reconduire votre adhésion. C’est parce qu’elle est forte de plus de 300 adhérents que l’APFP peut poursuivre son action en faveur des fonds photographiques et maintenir son rôle d’interlocuteur incontournable auprès de l’État ou tout autre acteur public. Votre soutien est plus que jamais indispensable.

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Hommage à Dominique DARBOIS

Dominique Darbois, photographe (1925-2014)

Photographe des enfants du monde. Éternelle combattante.

Par Françoise Denoyelle

Jusque dans ses dernières années Dominique Darbois vous accueillait l’œil vif, la voix ferme, la tête pleine de projets, l’éternelle cigarette à la main. Elle n’avait rien perdu de cette énergie au service de valeurs trempées dans des combats qui commencèrent avec la résistance. La guerre terminée, C’est en faveur de la liberté des peuples qu’elle milite. Entre temps, elle est devenue photographe, arpentant le monde avec ses appareils. Le 7 septembre 2014, elle a tiré sa révérence, laissant une œuvre originale par la qualité de son regard et la richesse des sujets abordés.

Dominique Sabret-Stern est née le 5 avril 1925 dans une famille juive alsacienne. Elle était la fille de Philippe Stern, grand spécialiste des arts asiatiques, et de la romancière, Madeleine Sabine. Résistante, elle participe aux Forces françaises libres dès 1941. La jeune fille des beaux quartiers, elle avait alors 16 ans, est arrêtée avec sa mère par la Gestapo et emprisonnée au camp de Drancy, en 1942. Elle y survivra pendant deux ans en se présentant comme infirmière, sauvant ce qui peut l’être, se rendant indispensable, poursuivant sa résistance. Le camp ouvert, elle participe à la libération de Paris.  Cette terrible épreuve la marque définitivement. Elle ne sort pas indemne de Drancy. Ses valeurs d’humanisme, d’engagement personnel en sont renforcées, mais comment vivre après tant de calvaires, de rendez-vous avec la mort ? Comment utiliser ce « rab de vie » ? En 1945, sous le pseudonyme de Dominique Darbois qu’elle conservera toute sa vie, elle trafique ses papiers pour se vieillir de cinq ans, intègre l’armée régulière pour le front de l’Est où elle assiste un opérateur radio et participe à la reconquête de l’Alsace-Lorraine. La France libérée, elle part pour l’Indochine et le Tonkin, non pas comme correspondante de guerre, mais comme engagée et à ce titre devient sous-lieutenant. À Hanoi au service du chiffre, à Haiphong pour évacuer les civils, elle revit des scènes déjà connues. Médaille de la résistance, croix de guerre, Dominique Darbois a déjà vécu plusieurs vies, elle n’a qu’une vingtaine d’années.

La guerre terminée, les études interrompues depuis si longtemps, il lui faut trouver un travail. Elle devient l’assistante du photographe Pierre Jahan qui l’initie au métier de 1947 à 1948. Et quelle initiation ! Rigueur, travail et poésie.

Elle rencontre alors Francis Mazière, un acteur en mal de voyages et d’aventure. Avec le cameraman Wladimir Ivanov, ils montent une expédition en Amazonie et en Guyane. Elle en rapporte toute une moisson de photographies. Quatre livres : Parana le petit Indien (1952), Les Indiens d’Amazonie (1954), Mission Tumuc-Humac (1954), Yanamalé village of the Amazon et des publications dans la presse française et étrangère la font connaître. Le premier ouvrage est traduit en huit langues.

Dominique Darbois commence un travail sur l’enfance du monde et une collaboration, (1952-1978), avec les éditions Fernand Nathan. La collection « Enfants du monde », images et textes de Dominique Darbois, initiée par Claude Nathan, propose en vingt publications un tour de la planète non pas comme une ethnologue, mais comme une photographe allant à la rencontre d’un regard, d’un monde où les enfants ne sont pas tous égaux. Un univers assez loin d’une vision flatteuse de la condition humaine. De la prise de vue au tirage, elle travaille sans relâche, arpente plus de cinquante pays.

Le monde de l’enfance oui, mais pas seulement. En Chine, où elle photographie les débuts du communisme, elle s’intéresse aux transformations du monde, aux luttes de libération Elle rencontre Francis Jeanson. Et de nouveau la résistance, la clandestinité, la justice à ses trousses. En 1960, paraît en Italie Les Algériens en guerre. Un reportage sur le maquis et les camps d’entraînement du FLN en Tunisie. Un brulot interdit en France

À Cuba avec Fidel et Raoul Castro, en Algérie où le pétrole coule à flot, en Afghanistan où elle photographie, au musée de Kaboul, ce qui sera bientôt la seule trace restante de chef d’œuvres détruits, elle s’intéresse au monde qui bouge comme aux civilisations anciennes. Elle publiera bien plus tard : Kaboul, le passé confisqué. Trésors du musée de Kaboul, 1931-1965 (2002). Dominique Darbois engrange des travaux de commande, comme tous les grands professionnels, mais aussi beaucoup de photographies plus personnelles prises avec son Rollei qu’elle aime particulièrement. « Avec lui, on regarde, on ne vise pas. »

Alors qu’elle pourrait ranger ses appareils, gérer ses archives, une nouvelle fois, elle s’engage au côté des femmes en France, mais aussi en Afrique. Elle publie alors Afrique, terre de femmes (2004). Elle parraine des enfants au sein de la Chaîne de l’Espoir, toujours sur le front des plus démunis. En 2004, elle est l’une des premières photographes à soutenir la défense des fonds de Kertész, Bovis, Voinquel… après la dissolution de Patrimoine photo.

Photographe sans rivages autre que celui de la liberté, femme d’exception au regard sans complaisance et d’une extrême retenue, son dernier livre, Terre d’enfants (2004) avec un texte de Pierre Amrouche est son ultime salut à la vie.

Françoise Denoyelle,
11 septembre 2014

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Conférence de presse annuelle de l’APFP : Arles, 4 juillet 2013

ARLES, JEUDI 4 JUILLET 2013 à 10h30

Cour de l’Archevêché

– Entrée libre –

 

Héritière de l’expérience et des résultats obtenus par l’ADIDAEPP (Association de Défense des Intérêts des Donateurs et Ayant-droits de l’Ex Patrimoine Photographique), l’APFP (Association pour la Promotion des Fonds Photographiques) a pour but d’encourager la sauvegarde, la conservation, la diffusion, l’étude scientifique, la valorisation culturelle et d’une façon générale toute action de promotion en faveur des fonds photographiques.

Le jeudi 4 juillet 2013, l’APFP donnera une conférence de presse en présence de Françoise Denoyelle, sa présidente ; de Jean-Claude Lemagny, conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale de France et membre du conseil d’administration ; et de Donatien Rousseau, photographe et Secrétaire général adjoint chargé des régions. Après avoir évoqué le devenir du patrimoine photographique en France et les préoccupations des photographes ou de leur famille, les intervenants dresseront un bilan de la politique du ministère de la Culture et de la Communication et présenteront les actions passées et à venir de l’APFP.

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