Courrier n°19, 15 octobre 2012 : “Le ministère et le patrimoine photographique, machine arrière toute !”

Par le bureau de l’APFP.

Chers amis et adhérents,

Quelle volte-face ! Et surtout, quelle régression ! Alors que Frédéric Mitterrand prenait la mesure de la valeur culturelle des fonds photographiques d’auteurs tels Willy Ronis ou André Kertész, l’actuel ministère de la Culture et de la Communication lamine les quelques résultats obtenus, pourtant fondamentaux.

• LA SALLE D’EXPOSITION PARISIENNE DE LA PHOTOGRAPHIE PATRIMONIALE : PROJET ABANDONNÉ !

Jamais 2 sans 3 !
Après la fermeture en janvier 2010 de la salle accueillant les expositions patrimoniales à l’Hôtel de Sully et après l’abandon de l’aménagement temporaire du Palais de Tokyo, annoncé le 7 février 2011, le projet d’aménagement de l’Hôtel de Nevers qui devait débuter à l’été 2012 est sabré !

Aucune solution de rechange n’est proposée.

Notre annonce (mars 2012, courrier 17) était fondée : « les cimaises de l’hôtel de Sully dédiées à la photographie patrimoniale ne sont pas prêtes d’être remplacées. Une veille attentive est plus que jamais de mise… ».

Alors que la Bibliothèque nationale de France n’a plus de galerie permanente de photographie, que le musée national d’Art moderne monte des expositions ponctuelles, et que le musée d’Orsay se concentre sur le XIXe siècle, le seul lieu spécialisé est le Jeu de Paume, orienté vers le contemporain. La salle de l’hôtel de Sully était indispensable. Une salle d’exposition pour la photographie patrimoniale porterait la politique ministérielle.

A l’heure où se clôt le chapitre argentique, annuler le projet de l’hôtel de Nevers sans solution de remplacement traduit le désintérêt de l’État envers les œuvres des photographes tels Sabine Weiss, William Klein…

Le ministère de la Culture et de la Communication participe ainsi, sans bien s’en rendre compte, à l’appauvrissement des collections publiques françaises.

• LA MISSION DE LA PHOTOGRAPHIE : PROJET ABANDONNÉ ?

– 25 mars 2010 : La Mission de la photographie est créée. Est-elle toujours en ordre de marche alors que sa nécessité et son rôle de coordination, ne sont plus à démontrer ?

– 27 mars 2012 : Le ministre, Frédéric Mitterrand, annonce officiellement la création du portail AraGo, « un site unique permettant de donner un accès libre et direct à l’ensemble des collections photographiques nationales dans un premier temps, et qui s’ouvrira par la suite, aux collections publiques et privées sur la base du volontariat. » (www.photo-arago.fr).

C’était une avancée notoire, mais là aussi, des inquiétudes persistent. Des conservateurs et responsables de collections publiques ont fourni un travail important nécessaire à sa réalisation. Le site constitue un outil de référence pour la recherche et la valorisation des fonds photographiques, en France et à l’étranger. Est-il toujours d’actualité ? Qu’en est-il de la responsabilité scientifique ? Un flottement règne…

Le Conseil scientifique et le comité en charge de la conservation des fonds à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine.

La première réunion a eu lieu en 2012. Aucun projet scientifique n’a émergé de ce conseil pourtant dédié à cette mission ! Une prochaine réunion est-elle prévue ?

• La Commission des dons et des legs

Elle fonctionnait de façon informelle, mais semble-t-il avec une certaine efficacité, au sein de la mission de la photographie. Existe-t-elle encore ? Nous n’avons aucune information.

• Le Comité en charge de la conservation des fonds de la Médiathèque

Il ne s’est toujours pas réuni depuis 2009… Doit-on considérer qu’il existe toujours ?

• Le Département de la Photographie de la Médiathèque

Il ne figure toujours pas sur le site de la Médiathèque du Patrimoine et de l’Architecture en possession de l’une des principales collections publiques françaises comptant Atget, Nadar, Harcourt, .. et surtout les collections de l’ex Patrimoine photographique (Willy Ronis, André Kertész, François Kollar, René-Jacques, Marcel Bovis, Bruno Réquillart, …). Le poste de conservateur, obtenu après tant d’efforts de l’Adidaepp, est apparemment perdu. Un chef de Service, Mme Evelyne Cohen, a été nommé en remplacement de Marie Robert, désormais conservateur au musée d’Orsay.

Alors que l’Adidaepp avait obtenu, après huit années d’activité, des résultats tangibles, nous sommes entrés dans une phase de régression. Les difficultés économiques ne sont pas seules en cause. La Mission de la Photographie n’est constituée que de fonctionnaires ou personnels assimilés, c’est donc une volonté politique qui fait défaut.

Le devenir de l’œuvre de grands photographes est négligé par le Ministère. Contrairement aux apparences, la reconnaissance de la photographie comme art ne se traduit pas dans les faits.

Le temps est à l’urgence et non aux tergiversations. Une politique patrimoniale exige déjà une volonté politique pour dynamiser et coordonner toutes les ressources existantes.

La vigilance et la mobilisation du monde de la photographie ne faiblissent pas. 24 photographes de l’Association des Photographes Parisiens (pparisiens@wanadoo.fr) nous ont rejoints.

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès, au mois d’août, de Martine Franck. Membre de l’association dès sa création en 2004, son actif et amical soutien nous fut précieux.

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Courrier n°18, 5 juillet 2012 : “La sauvegarde et la promotion du patrimoine photographique, c’est maintenant !”

Par le bureau de l’APFP

Chers amis et adhérents,

Après huit ans de défense du patrimoine photographique avec l’Adidaepp, l’heure est maintenant à la sauvegarde et à la promotion de nouveaux fonds argentiques dont l’avenir reste incertain, voire condamné, alors que leurs auteurs sont en recherche de solutions.

L’ensemble des adhérents de l’Adidaepp, lors de l’assemblée générale du 12 avril 2012, a voté sa dissolution et, dans un esprit constructif et d’ouverture, a décidé la création de l’Apfp (Association pour la Promotion des Fonds Photographiques). Un comité de parrainage rassemblant des personnalités est en cours de constitution.

Cette nouvelle association a été présentée, le jeudi 5 juillet, par Françoise Denoyelle (présidente), Jean-Claude Lemagny (administrateur) et Donatien Rousseau (secrétaire général adjoint pour les Régions) à la conférence de presse organisée à Arles, lors des Rencontres de la Photographie 2012.  Ce rendez-vous annuel a réuni des photographes, des journalistes, des conservateurs, la responsable juridique de la SAIF (Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image fixe), des organisateurs d’exposition, nos amis de l’étranger (États-Unis, Italie, Géorgie…), en présence du chef de la Mission de la Photographie du ministère de la Culture et de la Communication. Comme chaque année, un bilan a été établi et les nouveaux objectifs ont fait l’objet d’un large échange avec le public.

Une vaste campagne de sensibilisation va être entreprise

– auprès de nos 300 adhérents pour renforcer leur nombre et leur rôle en direction des représentants des Pouvoirs publics.

– auprès des photographes et de leurs ayants-droit pour les informer des dispositions qu’exigent la sauvegarde et la promotion de leur fonds.

– auprès des Pouvoirs publics (musées, archives, bibliothèques…) à l’échelon national, régional, départemental et municipal pour mettre en place des dispositifs adéquats.

– auprès du secteur privé pour l’associer à cette entreprise d’envergure.

La presse et les réseaux sociaux, comme toujours, seront un de nos meilleurs relais de notre nouvelle campagne. Leur aide très efficace a déjà fait ses preuves.

L’augmentation  du nombre de nos adhérents favorisera également la prise en compte de notre action . Merci de faire adhérer vos amis et connaissances.

Le bureau de l’Apfp : Françoise Denoyelle, Véronique Figini.

Pour le résumé des chapitres précédents, merci de vous reporter aux courriers antérieurs disponibles en ligne (www.culturevisuelle.org/adidaepp)

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Conférence de presse annuelle de l’APFP : Arles, 5 juillet 2012. Acte I.

Le 5 juillet 2012 à 10h30, l’APFP donnera sa première conférence de presse dans la cour de l’Archevêché (Voies Off) en présence de :

. Jean-Claude Lemagny , conservateur honoraire de la Bibliothèque nationale de France, administrateur de l’APFP.

. Françoise Denoyelle, historienne de la photographie, professeur des Universités, présidente de l’APFP.

. et Donatien Rousseau, photographe, secrétaire général adjoint chargé des régions à l’APFP.

Entrée libre.

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l’APFP est créée ! Première conférence de presse à Arles

Suite à l’assemblée générale de l’ADIDAEPP du 12 avril 2012, l’APFP (Association pour la Promotion des Fonds photographiques) est créée.

L’association donnera sa première conférence de presse à Arles, le jeudi 5 juillet 2012, à 10h30 (Cour de l’Archevêché – Festival Voies Off).

Voir son nouveau blog : http://www.culturevisuelle.org/apfp

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HUIT ANS APRÈS, LE TEMPS DU RENOUVEAU POUR L’ADIDAEPP

Courrier n°17

27 mars 2012

POUR LES DONATIONS : LENTEMENT MAIS SÛREMENT…

  • Régularisation des actes de donation

Deux donations Michael Kenna et Thérèse Le Prat ont fait l’objet d’une régularisation juridique (fin 2009), celles concernant François Kollar et Daniel Boudinet ont été signées en juin 2011. Les cas de Marcel Bovis et Amélie Galup sont considérés comme réglés. Restent les donations René-Jacques et Sam Lévin pour lesquelles les inventaires ne sont pas terminés et celles de Bruno Réquillart et Roger Parry, en attente de documents notariaux.

  • Le Conseil scientifique et le comité en charge de la conservation des fonds à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine.

Suite à l’arrêté du 28 février 2011 mettant en place ce conseil scientifique et suite à la pression de l’ADIDAEPP, la première réunion a enfin eu lieu le mercredi 7 mars. Françoise Denoyelle était l’un des rares représentants de la photographie d’auteurs. Seules les questions liées aux aménagements du site de Charenton-le-Pont ont été évoquées par le cabinet d’architectes. Aucun projet scientifique n’a émergé de ce conseil pourtant dédié à cette mission !

  • La Commission des dons et des legs

« S’agissant de la future commission, un premier projet de texte sera très prochainement soumis par la Mission de la photographie aux divers services concernés au sein du Ministère ». L’annonce a été faite en mars 2010… Début 2012, on est toujours dans le plus grand flou :

« Nous avons mis en place un groupe permanent d’experts dont les conseils et les avis peuvent être sollicités sur l’intérêt et la nature du fonds proposé, leurs perspectives de conservation, les possibilités envisageables de valorisation ». Qui compose ce groupe ? Comment fonctionne-t-il ? Sans dotation de moyens financiers, quelle est son efficacité ? Comment sa mission se distingue-t-elle du travail habituel des institutions ? Depuis sa création, combien de donations ont été acceptées ? Deux ans après, quel est son bilan ? Aucune information n’est donnée.

Quand on sait qu’un groupe d’experts avait déjà exploré le sujet au printemps 2010 lors de plusieurs réunions, on peut s’étonner, une fois encore, des lenteurs et du manque de volonté d’embrasser sérieusement le problème. Les phases d’application semblent éternellement reconduites à plus tard…

A ce jour, aucune véritable ligne d’orientation quant à la sauvegarde de la photographie patrimoniale n’est définie et ne permet aux photographes d’envisager le devenir de leur œuvre. Deux tendances se sont pourtant opposées lors des commissions exploratoires. L’une très sélective, l’autre, à l’image d’Henri Langlois pour les films, préfère sauver tout ce qui peut l’être. Car ne soyons pas hypocrites, la benne menace bien des trésors. Un centre « pensé pour assurer l’accueil et la conservation de fonds d’auteurs » doit ouvrir ses portes à Arles, à la rentrée 2016 (au lieu de 2015, annoncé initialement). La direction serait confiée au directeur de l’Ecole nationale de Photographie d’Arles. Le projet est confirmé lors de la conférence de presse des Rencontres internationales de la Photographie 2012 au ministère de la Culture et de la Communication le 22 mars, mais aucune précision, notamment sur le contenu, n’est avancée. Nous en sommes toujours à l’étape des sempiternels débats entre architectes et autorités politiques ou administratives diverses comme pour la fondation LUMA dont on nous assure, à cette même conférence de presse, qu’elle va bientôt naître. Mais surtout, la question cruciale du financement n’est jamais évoquée.

  • Le Comité en charge de la conservation des fonds de la Médiathèque

Il ne s’est toujours pas réuni depuis 2009… Après trois ans de non fonctionnement, nous pouvons nous interroger : doit-on considérer qu’il existe toujours ?

  • Le Département de la Photographie de la Médiathèque

Il ne figure toujours pas dans l’organigramme de la Médiathèque.

En revanche, en remplacement de Marie Robert nommée au musée d’Orsay, un nouveau conservateur en charge des collections et des fonds photographiques a été désigné très récemment. Il s’agit d’Evelyne Cohen qui s’occupait auparavant des fonds photographiques du musée Picasso.

  • Le Comité des donateurs du 2 février 2012

En 2011, aucun comité des donateurs ne s’était réuni. Après insistance de certains donateurs, une réunion a été organisée le 2 février 2012. Tous les acteurs publics engagés dans la conservation et la diffusion des fonds photographiques étaient présents : saluons leur degré d’implication.

Parmi les nombreuses informations et problèmes évoqués, dont un grand nombre figure dans les différents chapitres de ce courrier, Jean-Paul Bessières-Orsoni, directeur de l’agence photographique de la RMN,  fait part de la multiplication par six, entre 2007 et 2010, du chiffre d’affaires (119 970 euros) lié à l’exploitation des fonds de l’ex Patrimoine photographique, mais il soulève également l’âpre concurrence des deux banques d’images anglo-saxonnes (Getty Images et Corbis) qui contraint le marché à baisser ses prix. Quant à Marta Gili, directrice du Jeu de Paume, elle fait état du succès des expositions Kertész et Ronis, et annonce la prochaine exposition patrimoniale consacrée à Laure Albin-Guillot. Avec Françoise Denoyelle, toutes deux attirent l’attention de l’assemblée sur les difficultés de financement des publications et d’une façon générale des recherches à caractère scientifique sur les fonds photographiques alors que Jean-Daniel Pariset regrette le manque de candidats aux allocations distribuées par la MAP (médiathèque de l’Architecture et de Patrimoine). Un point épineux persiste : concernant les travaux de la médiathèque à Charenton-le-Pont qui conditionnent le déménagement des fonds du Fort de Saint-Cyr,  les dates varient sans cesse et aucun calendrier précis n’est présenté !

BILAN DE LA MISSION DE LA PHOTOGRAPHIE

25 mars 2010 : annonce de la création d’une Mission de la photographie.

7 Février 2011 : point d’étape organisé au ministère de la Culture et de la Communication à la suite des mesures présentées à Arles en juillet 2010.

9 juillet 2011 : discours du ministre à Arles lors des Rencontres de la photographie

27 mars 2012 : Le ministre, Frédéric Mitterrand, annonce officiellement la création du portail AraGo.

  • Le portail ARAGO « qui permettra sur un site unique de donner un accès libre et direct à l’ensemble des collections photographiques nationales dans un premier temps, et qui s’ouvrira par la suite, aux collections publiques et privées sur la base du volontariat. »

C’est toujours la seule avancée notoire. Après des débuts prometteurs lors de la présentation à Arles en 2011, le portail AraGo est désormais accessible en ligne : http://www.photo-arago.fr. Piloté conjointement par la Mission pour la Photographie et la RMN-GP (Réunion des musées nationaux – Grand Palais), il constitue indéniablement un outil fondamental de recherche et de valorisation des fonds photographiques, en France et à l’étranger. Un grand nombre de conservateurs et responsables de collections publiques ont collaboré et ont fourni un travail important nécessaire à sa réalisation. Une matinée professionnelle est organisée prochainement le mercredi 4 avril à laquelle l’ADIDAEPP est conviée. Seule une pratique du site permettra son évaluation précise.

Une première inquiétude pointe cependant, celle de la pérennisation des moyens humains (scientifiques et techniques) et financiers pour enrichir le portail, mais d’ors et déjà, l’agence de la RMN en la personne de son directeur Jean-Paul Bessières-Orsoni nous rassure. Il confirme qu’  « une équipe permanente de six personnes est en charge de la diffusion et de l’actualisation des images sur le portail et le sera toujours dans l’avenir (rédaction des textes, editing,…) ».

Mis à part ce portail AraGo, nous attendons toujours avec intérêt « la série d’expositions à l’échelle nationale » promise par la Mission.

LA SALLE D’EXPOSITION PARISIENNE DE LA PHOTOGRAPHIE PATRIMONIALE, L’ARLÉSIENNE À PARIS ?

La salle accueillant les expositions patrimoniales à l’Hôtel de Sully est fermée depuis janvier 2010. L’aménagement temporaire du Palais de Tokyo, annoncé le 7 février 2011, est abandonné. Les efforts du ministère sont désormais concentrés sur l’Hôtel de Nevers. Le début des travaux est prévu pour l’été 2012, mais qu’en est-il de la fin ? Marta Gili, en charge de la gestion du lieu, a déjà proposé une programmation fondée sur le dialogue entre collections publiques ou privées, nationales ou internationales grâce à la promotion de jeunes commissaires, l’invitation de conservateurs ou de chercheurs spécialisés de renommée nationale ou internationale et enfin, l’encouragement d’un regard inédit d’un artiste sur les fonds photographiques en France ou ailleurs.

Les questions de financement ne sont, là encore, pas évoquées. Nous le rappelons, une fois de plus, les cimaises de l’hôtel de Sully dédiées à la photographie patrimoniale ne sont pas prêtes d’être remplacées. Une veille attentive est plus que jamais de mise…

DISSOLUTION DE l’ADIDAEPP / CRÉATION DE l’APFP !

L’ADIDAEPP, dans sa mission originelle pour la défense conjointe de la conservation des fonds photographiques de l’ex Patrimoine photographique et des intérêts des donateurs ou ayants-droit, a obtenu des résultats significatifs. Elle doit maintenant surveiller leur finalisation. En l’état, elle a atteint une limite. Lors de son dernier conseil d’administration, le 16 mars 2012, ses membres ont décidé de proposer à la prochaine assemblée générale du 12 avril 2012, la dissolution de l’ADIDAEPP et la création d’une nouvelle association, l’APFP – Association pour la Promotion des Fonds photographiques -. L’objectif est plus ambitieux : fort de l’expérience et des acquis de l’ADIDAEPP, l’APFP conservera son organisation[1], mais aura pour objectif principal la conservation, la promotion et la diffusion des nombreux fonds d’auteurs existants en France, auxquels les instances de l’État ne donnent aucune réponse satisfaisante, à la hauteur de la qualité et de la quantité de ce patrimoine culturel laissé à l’heure actuelle, dans sa globalité, sans perspectives. Nombre de photographes, souvent âgés, et leur famille, sont désemparés et seuls face à la charge physique et morale que constituent les fonds photographiques. Ils sont inquiets quant au devenir de leur travail et de leur œuvre. L’APFP se propose d’être leur porte-parole.

Car, malgré les apparences ou annonces diverses, la reconnaissance de la photographie comme art n’est pas complètement acquise. Un lourd travail reste à mener.

Le temps est à l’urgence et non aux tergiversations.

Le bureau de l’Adidaepp :

Françoise Denoyelle, Véronique Figini.


[1] Pour l’APFP, nous allons proposer à l’AG l’élection des mêmes membres du conseil d’administration que l’ADIDAEPP avec en plus, Bernard Perrine, photographe, journaliste et correspondant de l’Académie des Beaux-Arts. Le fonctionnement administratif et bancaire de l’APFP sera identique à celui de l’ADIDAEPP.

[2] En cas de vote positif de l’AG de l’ADIDAEPP pour la création de l’APFP, l’ensemble des fonds bancaires se reportera sur la nouvelle association. Dans le cas d’un vote négatif, l’action de l’ADIDAEPP se poursuivra sous sa forme actuelle.

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COURRIER n° 16 – UN MINISTRE TOUJOURS ATTENTIF À LA PHOTOGRAPHIE, EST-CE SUFFISANT ?

 Depuis 7 ans, l’Association de défense des donateurs et ayants-droit de l’ex Patrimoine photographique  vous informe du devenir des donations  et  de la politique patrimoniale du ministère de la Culture et de la Communication.

 Pour le résumé des chapitres précédents, vous pouvez vous reporter aux courriers antérieurs disponibles en ligne.

POUR LES DONATIONS : PEU DE NOUVEAU.

 Le ministre s’est rendu aux Rencontres de la photographie, à Arles, en juillet et à Visa pour l’image, à Perpignan, en septembre. Son discours du 9 juillet n’a rien annoncé de très concret dans l’immédiat. Nous devons constater que le temps du Ministre n’est pas celui de son administration et, en ce qui concerne les donations, peu de choses avancent.

  • Régularisation des actes de donation

 Deux donations Kenna et Le Prat ont fait l’objet d’une régularisation juridique (fin 2009), celles concernant Kollar et Boudinet viennent d’être signées en juin 2011. Soit une moyenne d’une donation régularisée par an…

  • Le Conseil scientifique et le comité en charge de la conservation des fonds à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine.

 Un arrêté en date du 28 février 2011 met en place ce conseil scientifique :

Annoncé depuis le 20 juin 2007, il n’est toujours pas constitué. Si peu d’empressement présage mal de l’avenir. 

  • La Commission des dons et des legs

 « S’agissant de la future commission, un premier projet de texte sera très prochainement soumis par la Mission de la photographie aux divers services concernés au sein du Ministère ». La commission était, elle aussi, annoncée en mars 2010… En juillet 2011, on est toujours dans le plus grand flou :

« Nous avons mis en place un groupe permanent d’experts dont les conseils et les avis peuvent être sollicités sur l’intérêt et la nature du fonds proposé, leurs perspectives de conservation, les possibilités envisageables de valorisation ». Qui compose ce groupe ? Comment fonctionne-t-il ? Sans dotation de moyens financiers, quelle sera son efficacité ? Comment sa mission se distingue-t-elle du travail habituel des institutions ?

Quand on sait qu’un groupe d’experts avait déjà exploré le sujet au printemps 2010 lors de plusieurs réunions, on peut s’étonner, une fois encore, des lenteurs et du manque de volonté d’embrasser sérieusement le problème. Les phases d’application semblent éternellement reconduites à plus tard…

A ce jour, aucune véritable ligne d’orientation quant à la sauvegarde de la photographie patrimoniale n’est définie et ne permet aux photographes d’envisager le devenir de son œuvre. Deux tendances se sont pourtant opposées lors des commissions exploratoires. L’une très sélective, l’autre, à l’image d’Henri Langlois pour les films, préfère sauver tout ce qui peut l’être. Car ne soyons pas hypocrites, la benne menace bien des trésors. Un centre « pensé pour assurer l’accueil et la conservation de fonds d’auteurs » doit ouvrir ses portes à Arles, à la rentrée 2015. Alors que la fondation LUMA a bien du mal à mettre en œuvre le projet de Frank Gehry et que les finances publiques sont au plus mal, quel crédit doit-on accorder à cette annonce ? Et qu’en est-il de l’étude scientifique ?

Alors qu’il y a urgence à sauver de nombreux fonds, les photographes et leurs ayants droits ne savent toujours pas à qui s’adresser. La Mission pour la photographie n’a pas de site propre sur la toile, son existence et son fonctionnement  restent inconnus du public. Il n’y a même pas ses coordonnées dans le dossier de presse remis à Arles en juillet 2011…

  • Le Comité en charge de la conservation des fonds de la Médiathèque

 Il ne s’est toujours pas réuni depuis 2009.

  • Le Département de la Photographie de la Médiathèque

 Dans le nouvel organigramme de la Médiathèque, il est toujours à venir … Le conservateur en charge des collections et des fonds photographiques, Marie Robert, ne figurait même pas sur le site de la Médiathèque. En juin, elle a obtenu sa mutation au musée d’Orsay.

 

PREMIER BILAN DE LA MISSION DE LA PHOTOGRAPHIE

25 mars 2010 : annonce de la création d’une Mission de la photographie.

7 Février 2011 : point d’étape organisé au ministère de la Culture et de la Communication à la suite des mesures présentées à Arles en juillet 2010.

9 juillet 2011 : discours du ministre à Arles lors des Rencontres de la photographie

La Mission pour la photographie est maintenant composée de 5 personnes :

Daniel Barroy (chef de la mission), Sandrine Mahieu, (inspectrice de la création artistique), Anne de Mondenard, (responsable scientifique), Hélène Dussauchoy (communication, information, développement), Geneviève Dispot, (assistante).

  • Création au sein de la RMN du portail ARAGO « qui permettra sur un site unique de donner un accès libre et direct à l’ensemble des collections photographiques nationales dans un premier temps, et qui s’ouvrira par la suite, aux collections publiques et privées sur la base du volontariat. »

C’est la seule avancée notoire Le projet est sur les rails, en phase de réalisation sur un nombre encore restreint de photographies. Une première démonstration, à Arles, augure d’un portail à la fois convivial et très fourni en informations. Il pourrait être un formidable outil. Les moyens suivront-ils ?

Pour le reste, on en est toujours au stade des intentions. Nous attendons avec intérêt « la série d’expositions à l’échelle nationale » annoncée.

LA SALLE D’EXPOSITION PARISIENNE DE LA PHOTOGRAPHIE PATRIMONIALE, ENCORE UNE PROMESSE, TOUJOURS UNE ARLESIENNE.

 La salle accueillant les expositions patrimoniales à l’Hôtel de Sully est fermée depuis janvier 2010. Le Ministre avait promis d’en trouver une nouvelle dans Paris et d’en faire l’annonce à Arles en juillet 2010, puis à Perpignan en septembre 2010.

Le 7 février 2011, est annoncé : « La nécessité confirmée d’un lieu spécifique d’exposition à Paris, amène à retenir la solution du Palais de Tokyo, qui semble la plus efficiente tant en terme de délai (2013) qu’en terme d’investissement et de fonctionnement. Un tel lieu aura bien vocation à accueillir des expositions « historiques», notamment en présentant les richesses des collections publiques. Les moyens et l’organisation de la gestion de ce lieu sont en cours d’étude» (Extrait du document remis lors d’une réunion du 7 février 2011).

D’un point de vue factuel, nous notions dans notre courrier de mars 2011 qu’aucune salle ne serait dédiée à la photographie patrimoniale pendant 4 ans et nous ajoutions : « Quant à la pérennité du projet, l’Adidaepp laisse à chaque adhérent le soin d’en estimer la validité, mais vous appelle d’urgence à vous mobiliser. »

 Le 9 juillet 2011, dans son discours à Arles, le ministre sort une nouvelle salle de son chapeau : « L’installation à l’Hôtel de Nevers – donc à proximité immédiate du quadrilatère de Richelieu de la BNF- d’un espace d’environ 600 m2 spécifiquement consacré à la photographie. »

C’est un édifice classé qui, vu de l’extérieur, ne paraît pas dans le meilleur état (un filet de protection a été tendu pour éviter les chutes de pierres sur le trottoir …)

Bref, les cimaises de l’hôtel de Sully dédiées à la photographie patrimoniale ne sont pas prêtes d’être remplacées.

En conclusion,

 Alors que la volonté du Ministre de favoriser le rayonnement de la photographie patrimoniale est évidente et qu’elle a été réitérée à de nombreuses reprises, alors qu’une Mission comprenant cinq personnes a été mise en place, on peut s’étonner d’une telle lenteur administrative et du manque d’efficience des engagements. Les projets et intentions ne manquent pas, mais leur mise en œuvre tarde de trop et surtout, ils ne répondent pas à la situation d’urgence.

Nous vous avons toujours appelé à la vigilance, non sans raison. Aujourd’hui, plus que jamais, elle est de mise. Sera-t-elle suffisante ou faudra-t-il de nouveau s’engager dans un rapport de forces alors qu’une concertation s’était élaborée avec quelques succès notoires ?

 Le bureau de l’Adidaepp : Françoise Denoyelle Véronique Figini.

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Martine d’Arc

Nous avons le chagrin de faire part du décès de notre secrétaire générale et amie, Martine d’Arc, survenu accidentellement à Bargème le 12 juillet et nous nous associons à la douleur de sa famille.

Un hommage lui sera rendu le vendredi 7 octobre 2011 à la Galerie Camera Obscura (268, bd Raspail. Paris 14e) à partir de 18h00.

Merci de confirmer votre présence au 01 45 45 67 08 ou 01 45 45 67 90.

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TOUJOURS DES PAROLES! PEU D’AVANCÉES

Communiqué de presse, Arles, 7 juillet 2011.

Depuis 7 ans, l’Association de défense des donateurs et ayants-droit de l’ex Patrimoine photographique  vous informe du devenir des donations  et  de la politique patrimoniale du ministère de la Culture et de la Communication.

 

Pour le résumé des chapitres précédents, vous pouvez vous reporter au courrier N°15 du 29 mars 2011 disponible en ligne.

POUR LES DONATIONS : PEU DE NOUVEAU.

 

Frédéric Mitterrand mobilise  avec enthousiasme et énergie ses collaborateurs. Le 25 mars 2010, il a mis en place un outil essentiel : une Mission de la photographie. Elle est le garant de l’engagement de l’État pour une politique à long terme. Cependant, nous devons constater que le temps du Ministre n’est pas celui de son administration et, en ce qui concerne les donations, peu de choses avancent.

  • Régularisation des actes de donation

 

Deux donations Kenna et Le Prat ont fait l’objet d’une régularisation juridique (fin 2009), celles

concernant Kollar et Boudinet viennent d’être signées en juin 2011.

Soit une moyenne d’une donation régularisée par an.

  • Le Conseil scientifique et comité en charge de la conservation des fonds à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine.

 

Un arrêté en date du 28 février 2011 met en place ce conseil scientifique :

« Art. 5.-La Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine est dotée d’un conseil scientifique présidé par le directeur général des patrimoines ou son représentant.
Le conseil scientifique comprend, outre le président, treize nommés par arrêté du ministre chargé de la culture pour une durée de trois ans :
― quatre inspecteurs des patrimoines des spécialités architecture, archéologie, monuments historiques, archives
― un conservateur du patrimoine
― un conservateur des antiquités et objets d’art

― sept experts reflétant la pluralité des supports, des thèmes, des fonds et de la documentation conservés par la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, dont deux spécialistes dans le domaine de la photographie et un spécialiste de la conservation préventive. »

Aucun conservateur spécialisé photo ne figure dans ce conseil. L’absence de département photo au sein de la Médiathèque témoigne bien que la photographie n’est pas reconnue à son juste titre. Annoncé le 20 juin 2007, il n’est toujours pas constitué. Si peu d’empressement présage mal de l’avenir.

 

  • La Commission des dons et des legs

« S’agissant de la future commission, un premier projet de texte sera très prochainement soumis par la Mission de la photographie aux divers services concernés au sein du Ministère ». La commission était elle aussi annoncée en mars 2010…

  • Le Comité en charge de la conservation des fonds de la Médiathèque

Il ne s’est toujours pas réuni depuis 2009.

  • Le Département de la Photographie de la Médiathèque

Dans le nouvel organigramme de la Médiathèque, il est toujours à venir … Le conservateur en charge des collections et des fonds photographiques, Marie Robert, ne figure même pas sur le site de la Médiathèque.

LA SALLE D’EXPOSITION PARISIENNE DE LA PHOTOGRAPHIE PATRIMONIALE, ENCORE UNE PROMESSE.

 

La salle accueillant les expositions patrimoniales à l’Hôtel de Sully est fermée depuis janvier 2010. Le Ministre avait promis d’en trouver une nouvelle dans Paris et d’en faire l’annonce à Arles en juillet 2010, puis à Perpignan en septembre 2010.

A ce jour, voici ce qui est annoncé : « La nécessité confirmée d’un lieu spécifique d’exposition à Paris, amène à retenir la solution du Palais de Tokyo, qui semble la plus efficiente tant en terme de délai (2013) qu’en terme d’investissement et de fonctionnement. Un tel lieu aura bien vocation à accueillir des expositions « historiques», notamment en présentant les richesses des collections publiques, mais aussi à offrir un regard sur la jeune création française. Sa programmation devra aussi en faire un lieu de référence internationale. Les moyens et l’organisation de la gestion de ce lieu sont en cours d’étude. Par ailleurs, cette approche ne fait pas obstacle à l’accompagnement nécessaire du développement de lieux en régions  et notamment à Arles. » (7 février 2011).

D’un point de vue factuel, on notera qu’aucune salle ne sera dédiée à la photographie patrimoniale pendant 4 ans. Quant à la pérennité du projet, l’Adidaepp laisse à chacun le soin d’en estimer la validité, mais appelle d’urgence à la mobilisation.

LES TRAVAUX à Charenton-le-Pont

 

La seconde tranche de travaux à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine concerne directement les donations toujours au Fort de Saint Cyr. Ces dernières seront transférées lorsque les magasins dédiés à la conservation seront réalisés. La fin des travaux était programmée pour décembre 2011. En juillet 2011, l’appel d’offre vient d’être lancé…

La volonté du Ministre de favoriser le rayonnement de la photographie patrimoniale est évidente, elle a été réitérée à de nombreuses reprises. Dès lors, on peut s’étonner d’une telle lenteur administrative et du manque d’efficience des engagements.

Nous avons toujours appelé à la vigilance, non sans raison. Aujourd’hui, plus que jamais, elle est de mise. Sera-t-elle suffisante ou faudra-t-il de nouveau s’engager dans un rapport de forces alors qu’une concertation s’était élaborée avec quelques succès notoires ?

Le bureau de l’Adidaepp : Françoise Denoyelle – Martine d’Arc – Véronique Figini

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COURRIER N°15 – 25 mars 2011

Chers amis et adhérents,

TOUJOURS DES PAROLES ! PEU D’AVANCÉES…

Depuis 7 ans, l’Association de défense des donateurs et ayants-droit de l’ex Patrimoine photographique vous informe du devenir des donations et de la politique patrimoniale du ministère de la Culture et de la Communication.

Premier bilan de la Mission de la photographie :

25 mars 2010 : Le Ministre de la Culture et de la Communication annonce la création d’une Mission de la photographie.
7 Février 2011 : Point d’étape à la suite des mesures présentées à Arles en juillet 2010.
Lors des réunions des groupes de travail au printemps 2010, un certain nombre de propositions avaient été présentées au ministre qui les avait reprises à Arles en juillet. Une réunion s’est tenue le 7 février au Ministère pour faire le point. Étaient présents Francis Lacloche (conseiller du Ministre pour la photographie), Daniel Barroy (chef de la Mission de la photographie), Philippe Bélaval (directeur général des Patrimoines) ; assistaient également l’essentiel des membres des groupes de travail et, pour la première fois, de nombreux hauts fonctionnaires en charge de direction au ministère de la Culture. Le Ministre de la Culture est venu saluer les membres de la réunion et leur demander ce qui était le plus urgent d’entreprendre.

BIEN PEU EN DEHORS D’UNE AVANCÉE, RIEN DE NOUVEAU POUR LES DONATIONS
Si Frédéric Mitterrand mobilise avec enthousiasme et énergie ses collaborateurs, Françoise Denoyelle lui a rappelé que le temps du Ministre n’était pas celui de son administration et, qu’en ce qui concerne les donations, rien n’avançait. L’Adidaepp pourrait en effet reprendre point par point les éléments de sa lettre de novembre 2010 car depuis, en dépit des promesses toujours renouvelées, rien n’a évolué, excepté pour le comité scientifique. Différents extraits du document, remis lors de la réunion du 7 février, témoignent de cette inertie chronique :

• Régularisation des actes de donation

« Deux donations Kenna et Le Prat ont fait l’objet d’une régularisation (fin 2009), celles concernant Kollar et Boudinet doivent être signées très prochainement. » Les lignes n’ont donc pas bougé depuis plus d’un an.

La Commission des dons et des legs
« S’agissant de la future commission, un premier projet de texte sera très prochainement soumis par la Mission de la photographie aux divers services concerné au sein du Ministère ». Elle était elle aussi annoncée en juillet…

Le Comité en charge de la conservation des fonds de la Médiathèque
Il ne s’est toujours pas réuni depuis 2009.

Le Département de la Photographie de la Médiathèque
Dans le nouvel organigramme de la Médiathèque, il est toujours à venir … Le conservateur en charge des collections et des fonds photographiques, Marie Robert, ne figure même pas sur le site de la Médiathèque …

Seul progrès : Le Conseil scientifique et comité en charge de la conservation des fonds à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine.
« Si la réorganisation de l’administration centrale du Ministère a imposé quelques délais, le conseil scientifique de la Médiathèque et du Patrimoine pourra bientôt être mis en place. »
C’est déjà ce qu’avait annoncé le Ministre en juillet 2010. Rappelons que dans les contrats de donation
signés par l’État, ce conseil scientifique est stipulé. Monsieur Bélaval a annoncé qu’il avait signé les documents concernant ce conseil, le vendredi précédent la réunion, soit le 4 février. Enfin, un arrêté du 28 février 2011 institue un conseil scientifique au sein du service à compétence nationale de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine (voir http://www.legifrance.gouv.fr, JO du 8 mars 2011). A ce rythme, combien de temps faudra-t-il encore pour nommer les membres et convoquer la première réunion?

LA SALLE D’EXPOSITION PARISIENNE DE LA PHOTOGRAPHIE PATRIMONIALE, ENCORE UNE PROMESSE.
La salle accueillant les expositions patrimoniales à l’Hôtel de Sully est fermée depuis janvier 2010. Le Ministre avait promis d’en trouver une nouvelle dans Paris et d’en faire l’annonce à Arles en juillet 2010, puis à Perpignan en septembre 2010.
A ce jour, voici ce qui est annoncé : « La nécessité confirmée d’un lieu spécifique d’exposition à Paris, amène à retenir la solution du Palais de Tokyo, qui semble la plus efficiente tant en terme de délai (2013) qu’en terme d’investissement et de fonctionnement. Un tel lieu aura bien vocation à accueillir des expositions « historiques», notamment en présentant les richesses des collections publiques, mais aussi à offrir un regard sur la jeune création française. Sa programmation devra aussi en faire un lieu de référence internationale. Les moyens et l’organisation de la gestion de ce lieu sont en cours d’étude. Par ailleurs, cette approche ne fait pas obstacle à l’accompagnement nécessaire du développement de lieux en régions et notamment à Arles. » (Extrait du document remis à la réunion du 7 février 2011).
D’un point de vue factuel, on notera qu’aucune salle ne sera dédiée à la photographie patrimoniale pendant 4 ans. Quant à la pérennité du projet, l’Adidaepp laisse à chaque adhérent le soin d’en estimer la validité, mais vous appelle d’urgence à vous mobiliser.

LES TRAVAUX À CHARENTON-LE-PONT : Ils devraient être terminés fin 2012 !
Ils vont s’organiser en deux tranches. A l’issue de la première de 18 mois qui devrait débuter en juin 2011 pour s’achever en octobre 2012, le transfert des collections à Charenton-le-Pont pourra, enfin, avoir lieu. Le financement semble être garanti. A suivre…

En conclusion,
Alors que la volonté du Ministre de favoriser le rayonnement de la photographie patrimoniale est évidente et qu’elle a été réitérée à de nombreuses reprises, alors qu’une Mission comprenant trois personnes a été mise en place, on peut s’étonner d’une telle lenteur administrative et du manque d’efficience des engagements.

Nous vous avons toujours appelé à la vigilance, non sans raison. Aujourd’hui, plus que jamais, elle est de mise. Sera-t-elle suffisante ou faudra-t-il de nouveau s’engager dans un rapport de forces alors qu’une concertation s’était élaborée avec quelques succès notoires ?

C’est parce qu’elle est forte de ses 300 adhérents que l’Adidaepp peut poursuivre son action en faveur des donations et de celles à venir. Votre adhésion est toujours aussi indispensable.

Le bureau de l’Adidaepp : Françoise Denoyelle – Martine d’Arc – Véronique Figini

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Courrier N°14 – 30 Novembre 2010

Chers amis et adhérents,

ASSEZ DE PAROLES, DES ACTES !

Depuis 6 ans, l’Association de défense des donateurs et ayants-droit de l’ex Patrimoine photographique  vous informe du devenir des collections  et  de la politique patrimoniale du ministère de la Culture et de la Communication.

Résumé des chapitres précédents

–  25 mars 2010 : Le Ministre de la Culture et de la Communication annonce la création d’une Mission de la photographie.

– 4 juillet 2010 : Conférence de presse de Frédéric Mitterrand qui répond point par point aux principales demandes de l’ADIDAEPP (voir le compte-rendu de cette conférence sur http://www.culture.gouv.fr/actualités/l’actualité en vidéo/ Pour une politique en faveur de la photographie, 4 juillet 2010 (2 parties)). Le ministre promet qu’une salle d’exposition pour la photographie patrimoniale, aux normes muséales, va être rapidement trouvée pour remplacer la salle de l’Hôtel Sully reprise par d’autres fonctions depuis le 1er janvier 2010.

– 30 août 2010 : Conférence de presse du Ministre de la Culture et de la Communication à Perpignan dans le cadre de Visa pour l’Image. Frédéric Mitterrand annonce qu’il n’a toujours pas  trouvé de salle mais en promet une pour bientôt.

– 8 septembre 2010 : Réunion du comité des donateurs et ayants-droit de l’ex Patrimoine photographique. C’est Daniel Barroy, chef de la Mission de la photographie, qui préside et dirige la réunion. Manuel Bamberger, notre interlocuteur privilégié qui suit les dossiers depuis six  ans, (cf : nos courriers des années 2004 – 2005) a quitté la Mission de la photographie en novembre.

– 26 novembre 2010 : Journée professionnelle organisée par la Mission sur le thème « Découverte, étude et diffusion des fonds et collections de photographies ». Dans son introduction, Daniel Barroy n’a rien annoncé de nouveau.

 Des réponses dilatoires

 Régularisation des actes de donation. A ce jour, seules les donations Michael Kenna et Thérèse Le Prat  ont été régularisées. Pour le reste, notons des phrases du type « incessamment sous peu », « dès que les inventaires auront été validés ». .. Nous entendons ce discours depuis deux ans. Rien n’avance.

Futures donations. A  la suite de nombreuses concertations avec les services juridiques du Ministère, les avocats, les ayants-droit et l’Adidaepp, un contrat type a été établi qui préserve les intérêts des deux parties. Nous pensions qu’il servirait de modèle (avec naturellement des aménagements spécifiques à chaque donation, mais pour des clauses de détail). Lors de la dernière réunion, il a été mentionné que cela constituait « des dispositions spécifiques » qui n’avaient pas vocation à se retrouver dans de nouveaux textes. Cela augure mal de la volonté du Ministère à engranger de nouvelles donations dans des conditions acceptables pour les photographes alors qu’il y a urgence à répondre aux vœux de nombre d’entre eux qui s’inquiètent du devenir de leur œuvre.

La commission Patrimoine mise en place par la Mission de la photographie a demandé qu’un petit groupe réfléchisse sur la question des donations. Cette demande a été validée lors de la réunion plénière, le 18 juin dernier. Nous attendons toujours son installation. Des photographes ont plus de 80 ans … Il y a urgence à mettre en place des dispositifs qui demandent du temps.

Des engagements qui ne sont pas tenus.

–         Le conseil scientifique pour lequel l’État s’est engagé depuis 2008 (il est stipulé dans les actes de donation : « la création d’un conseil d’orientation scientifique auprès du directeur de la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine  sera créé prochainement ». Ces formules dilatoires traduisent en réalité un recul inadmissible et un refus de l’État de faire face à ses engagements. A notre demande, aucune date n’a été précisée.

–         Département de la photographie.  L’engagement a été pris de créer un département photographie dans le cadre du nouvel organigramme de la Médiathèque. Comme pour le conseil scientifique nous avons eu les mêmes réponses évasives et dilatoires.

–         Comité en charge de la conservation des fonds. Il ne s’est pas réuni depuis 2009. Aucune date n’a été fixée pour la réunion de ce comité.

–         Salle d’exposition. Depuis Perpignan, c’est à dire trois mois,  aucune proposition à la hauteur de l’enjeu patrimonial n’a été annoncée. Si des expositions en région et à Paris sont à mettre au crédit de Jeu de Paume, le problème reste entier. Nous attendons toujours une salle permanente aux normes muséales à Paris.

Alors que la volonté du Ministre de favoriser le rayonnement de la photographie patrimoniale est évidente et qu’une Mission comprenant plusieurs personnes a été mise en place, on peut s’étonner d’une telle lenteur administrative et du manque d’application des engagements.

Des silences inquiétants. En ces temps de rigueur budgétaire, aucune information ne nous a été donnée sur la pérennité et l’achèvement de la seconde phase des travaux à la Médiathèque de Charenton-le-Pont alors que, dans les actes de donation, il est bien stipulé que toutes les collections seront transférées à la fin de l’année 2011.

La dernière réunion du  comité des donateurs a mis  en lumière  le décalage  entre l’enthousiasme et la volonté du Ministre et leur peu de traduction dans les faits.

Nous vous avons toujours appelé à la vigilance, non sans raison. Aujourd’hui, plus que jamais, elle est de mise. Sera-t-elle suffisante ou faudra-t-il de nouveau s’engager dans un rapport de forces alors qu’une concertation s’était élaborée avec quelques succès notoires ?

– Le bureau de L’ADIDAEPP : Françoise Denoyelle, Martine d’Arc, Véronique Figini

P.S. Quelques rares adhérents ont omis de renouveler leur adhésion 2010. N’attendez pas Noël.

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